Les doulas dans la presse

Sur Marmite FM, émission radio mensuelle sur la naissance en France

 

 

 

 

 

Dans Doctossimo, en 2016

http://www.doctissimo.fr/grossesse/dossiers-grossesse-bebe/la-doula

Doula : zoom sur cette accompagnante à la naissance  par Anne-Sophie Glover-Bondeau

 

Dans les années 2000 en France, une nouvelle profession a fait son apparition dans le monde de la grossesse : les doulas. Quelles formations suivent-elles ? En quoi consiste exactement ce métier ? Pourquoi les professionnels émettent des réserves au sujet de cet accompagnement non médical ? On fait le point.

Qu'est-ce qu'une doula ?

Le terme doula signifie servante en grec ancien. C’est dans les années 1980 qu’apparaît aux Etats-Unis, une nouvelle profession sous cette dénomination. "La doula est une femme qui offre au couple un accompagnement émotionnel, physique et pratique au cours de la grossesse, pendant et après l'accouchement, en complément du suivi médical effectué par une sage-femme ou un gynécologue-obstétricien", explique Pascale Gendreau, cofondatrice de Doulas de France.

Pour ce faire, la doula s'appuie sur son expérience de la maternité et éventuellement sur des connaissances théoriques acquises au cours de formations de courte durée allant de quelques heures à 30 jours. Les thèmes abordés au cours de celles-ci ? La physiologie de la grossesse, de l'accouchement et de l'allaitement, le baby Blues et la dépression maternelle, la place du père...

Le rôle de la doula

"La doula ou accompagnante à la naissance offre un espace d'écoute au couple", indique la cofondatrice de Doulas de France. Les futurs parents vont par exemple pouvoir exprimer leurs interrogations ou inquiétudes sur les changements de leur relation de couple entraînés par l'arrivée de bébé, ou encore aborder la sexualité pendant la grossesse. "Vous pouvez poser à la doula toutes les questions que vous n'osez poser ni aux personnes qui vous suivent au niveau médical ni à vos amis", explique Pascale Gendreau. La doula donne aussi des renseignements pratiques : ce qu'il faut acheter pour le bébé, comment installer sa chambre, quel sera le rythme avec un bébé, comment préparer l'aîné à l'arrivée d'un autre enfant... Elle les aide à établir leur projet de naissance. Pendant l'accouchement, elle est présente si l'équipe médicale le permet et peut aider la mère par des encouragements. Précisons cependant qu’il est assez rare en France que la doula puisse être présente à l’accouchement. Une doula aide également à l'organisation du quotidien dans les premiers temps après la naissance : soutien à l'allaitement, gestion ponctuelle des aînés, formation au portage en écharpe... "En fait, le travail de doula est un service d'aide à la personne", résume Pascale Gendreau.

D’après plusieurs études, lorsqu'une femme est accompagnée par une doula lors de l'accouchement,  le travail est plus court, le besoin de médication plus faible et il y a moins de recours à des extractions instrumentales ou à des césariennes1,2. "Il existe aussi des études qui mentionnent une réduction considérable des dépressions post-partum et un vécu de l’expérience du devenir parent plus positif et serein", souligne Pascale Gendreau.

Une doula, combien ça coûte ?

Les doulas proposent en général un forfait comprenant 10 visites au domicile des parents avant et après la naissance, la présence lors de l'accouchement, une disponibilité totale par téléphone, une aide pratique, le prêt de documents. Le coût moyen de ce service ? 400 à 600 euros, soit environ 50 euros par mois sur 10 mois. "Un tarif supérieur doit alerter", prévient Pascale Gendreau.

Comment alors faire le choix d'une doula ?

"Il faut absolument contacter une doula qui a rejoint un réseau", avertit Pascale Gendreau. "Les doulas ayant rejoint une association ont une formation, elles ont signé une charte de déontologie", explique-t-elle. Lorsque vous prenez contact avec une doula, vérifiez qu'elle ait bien signé la charte, qu'elle soit bien à jour de ses cotisations associatives, et demandez-lui des références. Seule une doula formée saura répondre à vos attentes.

Doulas : les réserves des professionnels de la naissance

Les ordres professionnels ont émis des avis négatifs au sujet des doulas, estimant qu'elles pouvaient présenter un danger pour les patientes si elles sortaient de leur cadre d'accompagnante. "A l'association Doulas de France, nous comprenons ces réserves et même nous les partageons", confie Pascale Gendreau. "Comme ce métier est non reconnu, n'importe qui peut s'improviser doula et les dérives sont possibles", reconnaît-elle. Certaines doulas peuvent ainsi militer pour les accouchements naturels ou outrepasser leur rôle en donnant des conseils médicaux. Autre critique : les doulas empiéteraient sur le rôle des sages-femmes et gynécologues-obstétriciens, un des aspects de leur métier étant l'accompagnement de la femme enceinte. Le Pr Israël Nisand, professeur de gynécologie-obstétrique au CHU de Strasbourg, estime ainsi "que lorsque la sage-femme ou le gynécologue-obstétricien fait bien son travail, la femme enceinte n'a pas besoin de doula". "Doulas et sages-femmes sont complémentaires", répond Pascale Gendreau. "Comparer le travail de la sage-femme et celui de la doula n'a pas plus de sens que de comparer la profession de médecin-gériatre et celle d'auxiliaire de vie. Tous deux interviennent auprès des personnes âgées, mais l'un dans un cadre médical et l'autre dans un cadre de service à la personne", conclut-elle.

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Dans 9 MOIS en 2013

Quel est le rôle d’une Doula ? Par Vanessa Ferrere 

 

Souvent elle-même maman, la Doula veille sur la future mère avant, pendant et après la naissance du petit. Présente physiquement et émotionnellement, elle n’est pas là pour assister médicalement la maman mais pour la rassurer, la soutenir et la guider dans ses choix. Neuf mois vous explique tout ce que peut vous apporter une Doula pendant et après votre grossesse.

Qu’est-ce qu’une Doula ?

La Doula est une femme bienveillante qui a pour vocation d’accompagner physiquement, psychologiquement et émotionnellement la future maman. Présente pendant la  grossesse, l’accouchement et la période postnatale, elle tient une place de choix dans la vie d’une femme enceinte. « Une Doula c’est avant tout une histoire de rencontre », explique Pascale Gendreau, cofondatrice des Doulas de France. « C’est quelqu’un avec qui ont créé un lien fort, c’est une personne qui rentre dans l’intimité de la future mère et de son entourage. Elle va guider et rassurer les parents dans leur nouveau rôle et leur nouvelle vie », ajoute-t-elle.

Les rôles d’une Doula

La Doula est une femme multi-tâches capable de compléter les aides médicales apportées à la future maman. Avec elle, les femmes enceintes créent une véritable relation de confiance. « Tout ce qu’on ne peut pas demander à son gynécologue, à son conjoint ou à sa famille, on peut le demander à sa Doula », explique Pascale Gendreau. Très à l’écoute des parents, la Doula les aide à trouver leur propre solution et les accompagne dans leur projet de naissance. Cette personne est aussi présente pour soulager la future maman dans les tâches quotidiennes. Faire un peu de ménage, préparer les repas, l’aider à se laver les cheveux, l’accompagner pour une prise de sang ou chez le médecin, la décharger de quelques courses…. La Doula est une sorte de « wonderwoman », une femme multi-tâches sur qui la future maman peut vraiment compter et se reposer.

L’accompagnement après l’accouchement

La Doula suit la jeune maman durant 5 à 6 mois après l’accouchement. En plus des tâches effectuées avant la naissance du bébé et de son rôle de soutien, la Doula va soulager le nouveau quotidien de la maman. Elle va encourager cette dernière à renforcer ses compétences et à croire en ses capacités. Aussi présente pour le papa, cette dernière va par exemple lui montrer comment effectuer un massage sur le bébé, comment prendre le premier bain et donner des conseils à la maman pour allaiter son petit.

Reconnu par le corps médical

Une Doula n’a pas de fonction médicale. Elle n’est pas thérapeute. « Elle travaille dans le cadre de l’aide à la personne mais son métier n’est pas reconnu au registre officiel de la médecine », explique Pascale Gendreau. Le corps médical reste en effet méfiant vis-à-vis de cette profession. « Il y a 15 ans, tout n’était pas banalisé correctement. Il n’existait pas de formation pour les Doulas, contrairement à maintenant où des formations ont été mises en place », développe celle-ci.

 

Comment choisir une Doula ?

Avant d’engager une Doula, assurez-vous qu’elle  appartienne à une association, qu’elle ait suivi une formation, qu’elle soit certifiée et signataire d’une charte déontologique. Si vous avez déjà choisi quelqu’un, renseignez-vous auprès de ses anciennes clientes. Etablissez un premier rendez-vous pour mieux la connaitre. Demandez-lui pourquoi elle a choisi ce métier, quelle est sa conception de la grossesse, de vous parler de son expérience, des techniques de confort qu’elle va vous apporter… « Avant de vous engager auprès d’une Doula, laissez passer quelques jours pour réfléchir, rencontrer d’autres femmes et faites le choix final avec votre compagnon », confie Pascale Gendreau.

A savoir : Pour choisir sa Doula, l’association Doulas de France a d’ailleurs établi un annuaire très utile. Il regroupe toute les Doulas formées par celle-ci.

Comment rémunérer une Doula ?

La rémunération d’une Doula varie entre 10 et 12 euros de l’heure. Les prix sont assez variables. La personne peut être payée en chèque emploi service. Sachez qu’employer une Doula est déductible des impôts.

Merci à Pascale Gendreau, cofondatrice des Doulas de France

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Dans TOP BEBE en 2008

Ma doula bien-aimée par Caroline Dupuy.

Interview avec Pascale Gendreau, co-présidente de Doulas de France.

 

 

Vous êtes enceinte, vous vous sentez un peu dépassée par les événements, l’organisation n’est pas votre fort… Et si faire appel à une doula était la solution à vos tracas ? A mi-chemin entre un coach et une gouvernante, la doula est une personne dont la vocation est d'accompagner et de soutenir la future mère et son entourage pendant la grossesse, l'accouchement et la période post-natale. Un nouveau concept à découvrir à travers les propos de Pascale Gendreau, co-présidente de Doulas de France, recueillis par Caroline Dupuy

Pascale Gendreau, 40 ans, co-présidente de Doulas de France, mère de trois enfants, doula depuis 5 ans, a gentiment accepté de répondre à nos questions. 

 

 

Quelles sont les qualités premières d’une doula ?

La capacité d’écoute et l’empathie. Il s’agit avant tout d’entendre les souhaits de la future maman et de ne jamais la juger, quel que soit son projet d’accouchement. Qu’elle veuille donner la vie avec ou sans péridurale, accoucher à la maison, dans un hôpital ou dans une clinique privée n’est pas du ressort de la doula. Doula moi-même, mon objectif est d’aider la future mère à mener à bien son projet, en l’épaulant et en la mettant en relation avec les bonnes personnes, afin de faciliter toutes ses démarches. L’écoute est également primordiale dans la mesure où nous intervenons au domicile des parents. Un lieu qui leur permet d’être plus à l’aise et de discuter librement de tous les sujets qui les préoccupent. Y compris d’aborder les questions qu’ils n’ont pas eu le temps de poser au corps médical et celles qu’ils n’ont pas osé poser à la personne compétente. Toutes ces questions sont plus faciles à aborder devant un thé dans un lieu chaleureux, notamment pour les papas.

Quelles sortes de questions émanant des parents avez-vous en tête ?

Ca peut aller du matériel indispensable à acheter pour bien préparer l’arrivée de bébés à la sexualité du couple, en passant par des questions relatives aux bienfaits des du nouveau né.

A quel moment de la grossesse intervenez-vous généralement ?

Le plus souvent, dès le début du deuxième trimestre. Je garde fréquemment des contacts avec la famille que j’ai épaulée. J’ai fait partie de l’aventure et pour cette raison, il n’est pas rare que je reçoive une invitation pour les baptêmes et autres fêtes de famille.

 

Est-ce toujours lors d’une première grossesse qu’une femme décide de se tourner vers une doula ?

C’est ce que je pensais au début, mais la réalité n’est pas là. Il m’arrive de travailler pour une première naissance mais aussi pour une troisième voire même pour une cinquième naissance ! Ce que la femme recherche, c’est une relation dans la continuité. Le gynécologue qui a suivi une femme enceinte n’est pas toujours présent le jour « J ». Il est rare de connaître avant le début du travail la sage-femme qui va s’occuper de vous. Et si le travail est long, il se peut même que l’équipe change au cours de la journée… Souvent les mamans se plaignent de ce système et font alors appel à nous pour une grossesse suivante.

 

Quelle est la fréquence de vos visites ?

J’effectue 5 visites au moins avant la naissance, parfois bien plus. Ces rencontres durent au minimum 2 h 00. Je suis présente tout au long de l’accouchement, quel que soit sa durée. Je me rends également auprès de la maman le lendemain de la naissance de son enfant et enfin trois jours après, au moment de la montée de lait. Les visites après la naissance sont à la demande. Le minimum est de trois, mais les parents peuvent en demander autant qu'ils le veulent.

 

Pour quel prix ?

Je fonctionne au forfait : cinq visites avant la naissance, trois après la naissance et une disponibilité totale sur simple appel téléphonique durant les 15 jours qui précèdent et qui succèdent le terme de la grossesse. Cela correspond à un montant de 500 €. Pour ma part, je fonctionne avec le Chèque emploi service universel (Cesu). Bien sûr, les Cesu ne sont pas obligatoires. Chaque parent décide de son mode de paiement. Et certaines doulas ont un statut de travailleur indépendant, ce qui leur permet d’encaisser des chèques de banques "standards" ou autres règlements en leur nom propre.

Quel est le profil des personnes qui font appel à vous ?

C’est très variable. En cinq ans de pratique, j’ai surtout eu des couples. J’ai rarement été appelée pour remplacer une personne absente. Au contraire, les papas veulent s’investir et décident de prendre quelqu’un pour faciliter les démarches du couple.

Et le profil des doulas ?

Il faut être mère soi-même. Avoir allaité est un plus. C’est plus facile d’être empathique avec une mère qui a des douleurs si on a connu la même chose. Cela dit, la doula se doit d’avoir du recul par rapport à sa propre expérience de maternité. Car nos propres choix ne sont pas forcément ceux des personnes épaulées. Et ils ne sont pas forcément bons pour tout le monde.

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